Bolivie : Là-haut

Entendre son coeur battre fort, entendre son souffle s’échapper dans les airs, entendre ses pas s’enfoncer dans la neige. Sentir le soleil brûler son visage, sentir le vent assécher sa peau, sentir la neige dans ses mains. Voir La Paz au loin, tout au fond du tableau, voir les lacs multicolores plus bas dans la plaine, voir le sommet mettre du temps à s’approcher de soi. Nous ne serons jamais des alpinistes et ce sommet de 6000 mètres Huayna Potosi qui se dresse face à nous requiert des compétences que nous ne possédons pas. Ce qui est possible en revanche, … Continuer de lire Bolivie : Là-haut

Bolivie : Dulce Sucre

Sucre est une ville qui ressemble à son nom. Comme un fait exprès, la capitale constitutionnelle de la Bolivie qui porte le patronyme du lieutenant et ami du libérateur Simon Bolivar, est la ville de la douceur de vivre et du temps qui s’écoule paisiblement. Campée sous la barre des 3000 mètres d’altitude, c’est à dire presqu’au niveau de la mer lorsqu’on descend de l’altiplano, Sucre vous prend immédiatement dans ses bras pour ne plus vous lâcher. On passe alors ses journées à déambuler au milieu de rues aveuglantes où le soleil se mire sur les murs chaulés des anciens … Continuer de lire Bolivie : Dulce Sucre

Bolivie : Petite histoire informelle du Sud

La légende raconte que l’indien Huallpa, en 1545, découvrit de l’argent sur la montagne Sumaj Orcko. Les espagnols l’apprennent et l’histoire s’emballe. Potosi s’invente une nouvelle histoire. Sumaj Orcko (  » la plus belle montagne  » en Quechua ) devient la Cerro Rico (  » la montagne riche  » en espagnol… ). Et ce sont des tonnes d’argent transformées en pièces de monnaie, frappées à Potosi à 4000 mètres d’altitudes, qui vont inonder l’espagne. Par le biais du commerce européen, ce sont toutes les économies, hollandaise, française, britannique qui en profitent. A Potosi, les indiens vivent et meurent dans la … Continuer de lire Bolivie : Petite histoire informelle du Sud

Bolivie : Marcher sur le sel

C’est d’abord l’immensité qui frappe au premier regard. Lancé à plus de cent kilomètres heures sur cette terre aride, notre 4×4 ne suit plus aucune piste. Seul l’azimut guide. Et cette montagne que l’on distingue à l’horizon, qui nous semble pourtant à une portée de roues mettra sans doute en réalité une journée avant d’être atteinte. Nous naviguons à vue dans le désert. Ensuite c’est la blancheur à laquelle nos yeux ne s’habituent pas qui devient obsession. Où que le regard porte, nos pupilles se rétractent et tentent de résister piteusement à un brûlant éblouissement. Et notre peau séchée par … Continuer de lire Bolivie : Marcher sur le sel

Bolivie : La Paz y mas, mas, mas

Lorsqu’au Pérou, nous interrogions Hugo, un jeune voyageur, sur La Paz, il nous répondit :  » Quand on arrive là-bas et que l’on voit la ville, on se dit seulement : Pourquoi ? «  Un jour de passé à La Paz. La frontière est franchie, la Bolivie, le Tibet Andin, dit-on, nous bombarde de superlatifs. Plus haut, plus froid, plus instable, plus pauvre, plus, plus, plus, mas, mas, mas… Et La Paz n’y manque pas non plus. Capitale la plus haute du monde, la plus en pente, la plus bruyante, la plus animée, la plus polluée, la plus anarchique…mas, mas, … Continuer de lire Bolivie : La Paz y mas, mas, mas

Pérou : Le doigt dans le pot de confiture Uros

Nous savions en mettant le pied sur l’île que nous prenions un risque. Nous savions que nous serions emporté par la vague du tourisme de masse, qu’aucun de ses travers ne nous serait épargné. Les temps d’attente au milieu de plus d’occidentaux que de péruviens, les ventes forcées de souvenirs avec mention  » fait sur place  » mais importés depuis le pays voisin bolivien, les explications grotesques pour cerveau decérébré avide de réaliser deux uniques choses essentielles : acheter un souvenir très cher et faire un selfie pas beau. Nous savions aussi le chef de l’île en survêtement se déguisant … Continuer de lire Pérou : Le doigt dans le pot de confiture Uros

Pérou : Mue nomade

Après quelques jours passés dans un nouveau pays, le voyage vous façonne rapidement une nouvelle identité et l’on sent ce changement opérer un peu plus chaque jour, comme un venin distillé dans le corps et l’esprit. Le nomadisme oblige à un apprentissage intensif et accéléré. Nous quittons sans brutalité nos habits et nos codes de vie occidentaux pour revêtir naturellement, un peu plus chaque jour, ceux de notre pays d’accueil. Nos terrains d’exploration s’élargissent. Nous avons quitté les centres villes pour les villages, troqué les restaurants pour les tabourets des marchés, oublié les bus touristiques pour des lignes nettement moins … Continuer de lire Pérou : Mue nomade

Pérou : Un samedi Inca

Aujourd’hui, c’est samedi. Et c’est repos. … Non, c’est une blague! On se mangerait bien INCAramel ou INCAmenbert, non ? « Jean, tu parles Quechua maintenant ? Je ne sais pas, Sandrine, ça m’est venu comme ça en haut du temple Inca. C’est INCAsi miracle, Jean! Mais tu devrais peut-être mettre INCAtaplasme pour éviter INCA plus grave ». Bonne journée P.S. Attention l’altitude peut provoquer parfois des troubles inattendus qui se résorberont avec le temps…en principe… Continuer de lire Pérou : Un samedi Inca

Pérou : On avait rien de mieux à faire

Contempler un lever de soleil perché sur les hauteurs de l’ancienne capitale Inca, Cusco. Parcourir 6 heures de pistes et de routes de montagnes dans un minibus. Passer les villages agricoles des plaines des hauts plateaux. Cette femme aux habits colorés travaillant dans un champ ; cet homme faisant sécher des briques de terres pour la construction de sa maison. Manger une banane en regardant les trains passer lors d’une pause. Franchir un col à 4300 mètres d’altitude et redescendre à tombeau ouvert dans la vallée. Voir ce camion arriver en face de nous au détour d’un virage, entendre le … Continuer de lire Pérou : On avait rien de mieux à faire